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iKe est une entreprise de conseil spécialisée dans l'accompagnement de projets innovants basés sur l'utilisation de nouvelles plateformes informatiques.

Notre mission est de concevoir des systèmes d’information ouverts en utilisant les technologies SaaS et une approche organisationnelle qui tire profit des réseaux sociaux et des communautés qui entourent les entreprises.


Over the rainbow...

L'apparition du buzzword 'cloud computing' sur le devant de la scène IT aura pu amuser certains décideurs. Encore un buzzword, qui plus est, poétique. Quel responsable, lors d'une réunion de projet n'a levé les yeux et regardé, songeur, les nuages passer ?

Toutefois, sourire d'un buzzword ne doit pas nous distraire des forces qui travaillent puissamment la structure économique du marché IT. Certains y verront un nouveau nom pour l'externalisation d'application ou un relookage du concept ASP. Si la forme contractuelle s'en approche (délégation à un fournisseur de services du fonctionnement d'un outil informatique), la structure financière est radicalement différente.

Changement de modèle...

Dans les anciens modes d'hébergement, aucune réflexion de fond n'avait été menée par le fournisseur sur la structure de ses coûts d'exploitation. Pour simplifier, le fournisseur voyait ses coûts augmenter quasi linéairement au fil de l'arrivée de nouveaux clients.

Avec la rupture 'cloud computing', ce n'est plus le cas, du fait de la mise en place des architectures 'multitenant' : tous les clients se partagent une même plateforme, extensible de manière transparente, et les frais d'exploitation évoluent plus lentement.
Le coût marginal du nouvel utilisateur ou du nouveau client devient infime. Ceci permet dès maintenant à des sociétés comme SalesForce d'offrir gratuitement des environnements complets à des associations à but non lucratif, et même à des utilisateurs individuels.La vraie mutation associée au SaaS en mode cloud computing est cette recherche d'un coût d'exploitation marginal nul.

Le bénéfice premier pour le client tient en ce que l'essentiel de sa redevance servira au fournisseur à enrichir le service rendu par les applications : plus d'utilisateurs sur une application induira plus de service rendu pour chaque utilisateur, et ceci de manière 'exponentielle'. Comme effet de bord, le gap entre de nouveaux fournisseurs entrants et ceux en place sera quasiment impossible à rattraper, sauf si ces derniers cherchent à abuser d'une position dominante, ouvrant la place à de nouveaux compétiteurs.

Changement de règles...

Au final, pour le client, disposer d'une application enrichie continuellement, de manière transparente (pas de déploiement ni de migration), pour un tarif qui tend à décroître (du fait de la compétition et du coût d'exploitation marginal nul) est déjà un avantage certain. Ceci sera particulièrement intéressant pour les PME. Une start-up peut disposer du même logiciel qu'une multinationale, sans investissement initial. Voilà qui peut bouleverser la donne concurrentielle dans certains secteurs d'activité...

Toutefois, quitte à modifier le jeu, les plus conquérants redessineront l'organisation de leur entreprise autour des applications qu'ils louent. Une fois débarrassé d'une informatique encombrante, et tous les utilisateurs connectés à des applications externes à l'entreprise, il devient facile d'outsourcer de nombreuses étapes des processus, à la recherche de l'optimum économique.

Derrière la mise en oeuvre du cloud computing se devine une nouvelle vague de délocalisation off-shore ou near-shore extraordinairement puissante : s'il n'y a plus de contrainte technique dans la distribution du travail, ceux qui sauront créer une organisation agile, tirant profit de cette nouvelle donne technique, dans un monde globalisé et, dit-on déflationniste, obtiendront des avantages concurrentiels extrêmement difficiles à surmonter pour leurs compétiteurs.

iKe.